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 Exposition "Blockhaus re- affect" |
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De nombreuses expositions sont organisées à l'occasion du 60ème anniversaire de la libération de la Poche de Saint- Nazaire. Fabrice BARTHEAU, originaire de Frossay, présente une trentaine de photographies de blockhaus à découvrir dans le hall de l'écomusée jusqu'au 30 juin.
Dans la nuit du 27 ou 28 mars 1942, un commando de la Royal Navy neutralisa, dans un raid appelé opération Chariot, l'énorme cale sèche du port de Saint- Nazaire.
Les installations à proximité furent aussi détruites : portes d'écluses, ponts, centrales électriques, canons, réservoirs d'essence...
Les Allemands prirent alors conscience de leur fragilité en cas d'attaque terrestre : jusqu'en 1944 une nouvelle génération de blockhaus fut érigée, en recul des côtes (Corsept, Guérande…).
Partant de l'inventaire d'Éric LEMERLE réalisé pour le compte de la DRAC en 87- 88, Fabrice s'est rendu chez quelques- uns de ces propriétaires en 2004. Il a présenté sa démarche et la plupart ont accepté qu'il prenne des photos.
De ses rencontres, il distingue trois grandes tendances : les personnes qui ont connu la guerre considèrent généralement que les blockhaus doivent être détruits ou sinon dissimulés. Celles nées après 39- 45 n'ont pas vraiment d'avis si ce n'est qu'il faille adapter ces constructions comme n'importe quelle autre. Et puis une troisième génération prend peu à peu conscience que, malgré le passé négatif qu'ils représentent, les blockhaus font partie du patrimoine historique national et Allemand, il convient donc de les préserver.
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Jusqu'en mars 1942, les blockhaus de nos côtes n'étaient que les éléments du Mur de l'Atlantique. Nous les voyons aujourd'hui dispersés, mais ils étaient tous à l'intérieur de bases dans des baraquements en parpaings ou en bois, barbelés. Les bâtiments passifs, parallélépipédiques, servaient d'intendance : dépôts de munitions, abris à personnel, postes de direction, réservoirs d'eau… Les actifs étaient pour le combat, avec des formes plus irrégulières adaptées aux armes : canons d'artillerie, antichars…
Dans le département, l'ensemble représente plus de mille fortifications. Et parce qu'il est généralement impossible de modifier ces anciennes constructions militaires aux murs épais de 2,5 à 3 mètres, leurs propriétaires actuels doivent composer avec. Le travail de Fabrice BARTHEAU consiste à montrer les utilisations intérieures et extérieures qui en sont faites.
Les photographies exposées ont des couleurs vives pour trancher avec le terne du béton et à contre- courant des images d'archives noir et blanc. Pour accentuer la différence, elles ont été prises en été. On découvre tout un panel des utilisations faites aujourd'hui, des plus basiques aux plus évoluées, étonnante compilation de l'inventivité des gens : lieu de stockage, garage à vélos, fondation d'habitation... Selon l'artiste, le plus surprenant est l'esthétique extérieure originelle détournée, par exemple par l'intervention d'un paysagiste pour l'aménagement d'un jardin agrémenté aux formes du blockhaus. Alors, réaffectation ou re- affection ?
Jusqu'au 30 juin - Entrée libre
Écomusée de Saint- Nazaire
Tél. : 02.51.10.03.03
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