Dimanche 14 Mars 2010
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Accès rapide

Actuellement il n'y a malheureusement pas d'info récente disponible sur Préfailles dans sa rubrique "À la une".
C'est pourquoi votre participation est essentielle : cliquez ici pour tenir les visiteurs informés de ce qui se vit à Préfailles, n'hésitez surtout pas !
En attendant de vous lire, il est affiché ci-dessous l'info récente trouvée la plus proche de Préfailles. Merci aux correspondants !


Dimanche 14 Février 2010

Informatisation de la bibliothèque municipale


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Rouans. - L’informatisation de la bibliothèque municipale est en cours depuis la rentrée, les 3 648 titres appartenant à la bibliothèque, plus les 650 venant de la Bibliothèque Départementale de Prêt.
La phase actuelle est celle d’apprendre aux bénévoles comment se servir de ce nouvel outil, samedi matin Isabelle Péresse s’est familiarisé à « la douchette », la scanette qui envoie le code barre directement à l’ordinateur.
Un progrès pour les 330 lecteurs assidus qui reçoivent une carte (comme une carte bancaire) avec un code barre, une facilité un clic sur le code du livre et c’est enregistré, pareil pour les retours, pour chercher si un titre est disponible, un clic et l’on voit tout de suite sur l’écran, les disponibilités dans le fichier.
Un gain de temps certains, quatre bénévoles vont être formés à tour de rôle et il n’y aura plus besoin des fiches qui vont être vite oubliées.
Le tarif de la bibliothèque est de 10,80 € pour un adulte, 10, 80 € par famille, 5 € pour un enfant, pour l’année, elle est ouverte le mercredi de 15 h 30 à 17, le samedi et le dimanche de 10 h30 à 12 h.
J. M. H., Rouans  Envoyer un message à 'Mme Jacqueline MOUILLE HUTIN'

Toutes les infos


Il n'y a pas d'actualité en cours sur Préfailles.
Votre participation pour signaler les événements de Préfailles est donc primordiale : cliquez ici pour tenir les visiteurs informés de ce qui va s'y dérouler !
À défaut de votre contribution qui il faut l'espérer ne va pas tarder, il est affiché ci-dessous les événements qui auront bientôt lieu à proximité de Préfailles.


vendredi 19 mars

Porte ouverte à La Providence

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Rouans (Le Port Sinan). - C’est à l’initiative du mouvement national de la Fédération Nationale des Etablissements des personnes Agées, pour faire connaitre et pour approcher les résidents.
Les 60 établissements de la Loire-Atlantique peuvent organiser des animations diverses(défilé couture, jeux).
Pour la Providence, une porte ouverte le vendredi 19 mars de 10 h à 18 h, avec la restauration barbecue sur place, les réservations se font pour les repas dès maintenant au bureau d’accueil, le repas 7 € .
Une exposition d’un résident peintre, des visites organisées de la maison, chaque métier en rapport avec la résidence sera représenté, les personnes concernées sont à préparer leurs panneaux explicatifs. Les résidents vont sortir leur premier journal, et les 101 ans de Marie-Louise Martin, des jeux et animations diverses pour les visiteurs... Les projets pour la future résidence vont être exposés.
J. M. H., Rouans  Envoyer un message à 'Mme Jacqueline MOUILLE HUTIN'

 La Providence


vendredi 19 mars

Conférence pour la parution de "Echo d'un pays disparu"

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Saint-Père-en-Retz (Mairie de Saint-Père-en-Retz(salle annexe)). - Michel Gautier invite ses lecteurs à une conférence qu'il donnera à la mairie de Saint-Père-en-Retz le vendredi 19 mars à 17 h pour la sortie de son livre "Echo d'un pays disparu - Récits de la vie ordinaire en pays de Retz de 1900 à 1960 ».
La conférence en présence des 4 témoins principaux du livre avec qui le public pourra échanger sera accompagnée de la projection d'un montage photos sur le Saint-Père-en-Retz des années 30.

Dédicaces à la maison de la presse de Saint-Père-en-Retz (Grande Rue) samedi 20 mars de 9 h à 12 h et à la maison de la presse de Machecoul le samedi 27 mars de 9 h 30 à 12 h 30.


4è. de couverture :

« Un charron, une paysanne, une mercière et un maçon. Deux nés avant la guerre de 14, deux après. Au fil des pages de ce journal à quatre voix se dessinent les portraits d’Eugène, Marie, Colette et Maurice. Quatre enfants d’un siècle révolu, témoins d’un monde disparu, celui des bourgs ruraux de l’entre deux guerres en pays de Retz.
Dans le tissage patient des travaux et des jours court la navette des souvenirs. Croisant la trame solide des sagesses et des croyances se faufile la chaîne bariolée des rapports humains entre bourgs et campagnes, châtelains et petit peuple, prêtres et paroissiens, hommes et femmes, adultes et enfants… Se glissent parfois le fil chatoyant des amours et celui plus sombre de la souffrance et de la mort.
L’électricité, la voiture, le tracteur et la télé vont bientôt bouleverser le rapport au travail, à l’espace et à l’autre. Insensiblement, va alors s’évanouir une société rurale dont les racines remontaient à la préhistoire. Restent les photos sépias et la parole de plus en plus rare des derniers témoins. »


Sommaire :

Avant-propos

En feuilletant un almanach paroissial de 1912

Partie I
Saint-Père-en-Retz entre 1920 et 1960
à travers les souvenirs de Colette Charrier

Constant et Anna, 18 ans en 1900
Religion et croyances
Dictons, comptines, patois, farces et drôleries
Magasins, cafés et commerces
Santé, maladie, guérisseurs et rebouteux
De la tradition à la vie moderne

Partie II
Les cahiers d’Eugène Charriau

Eugène dans sa vie
Vies de famille
Surnoms et sobriquets
Boire un petit coup
Histoires aigre douces
Artisans, commerces et petits métiers

Partie III
Marie Mellerin, une vie de paysanne

Partie IV
Maurice Landry, l’enfance d’un jeune maçon
… Et l’histoire de la salle Saint Roch

Annexe
Rappel historique et politique sur le pays de Retz pendant l’entre-deux guerres


Avant-propos :

Bribes de vie, petits et grands destins de gens ordinaires

Simples humains de la ville et des champs
En robe, soutane ou tablier, bleu de travail ou velours à grosses côtes
Chapeau ou barrette, mantille ou foulard, casquette ou béret sur la tête

Marquis et châtelaines, prélats et notables en haut du pavé
Tout en bas, bonnes et journaliers, fermiers et métayers
Baissant le front vers leurs sabots crottés

Prêtres meneurs d’hommes, curés rabat-joie, vicaires motocyclistes
Charrons, cordonniers, maçons, couturières
Mécaniciens, rouliers, marchands de moules

Buveurs d’occasion ou assoiffés chroniques
Fleurs de lys et enfants de Marie, poilus pétuneurs et camelots du roi
Rebouteux, guérisseurs, passeurs de feu et bonimenteurs de foire

Langage fleuri, tendresse et rosserie dans le même panier

Crépitement de la rousine, pétrole lampant, tremblement des chandelles
Ébaupins et rogations fleuries, ferveur des missions, splendeur des fêtes-Dieu
Balines d’avoine et fleurs d’oranger

Rudesse des enfances, tendresses des grands-mères, chaleur des fratries
Ardeur des battages, recueillement des veillées
Chants et danses, aluette et colin-maillard

Frôlements de mains, chastes baisers, patience des cœurs et des corps
Meugnons et promises, amours contrariées ou couples éternels
Hommes rebutés, femmes forcées et enfants sans père

Maladies inconnues, accidents imparables, douleurs sans consolation
Ruses, vacheries et coups tordus
Endurance et résignation, paradis attendu

Isolement des fermes, baulements des chiens, cris de la feurza et chants des gueurnovelles
Tyrannie du coq, puissance des bœufs, patience de la jument
Brouillard des marais, angélus et tocsin, angoisse de l’orage sur les gerbes ou les foins

Derrière le bourdon des souvenirs sonne la tricotaine des mots oubliés
Dibelins, abeurnottes, ambiets, marguilliers, alise, coquets, dourne, dormeuse et caline
Métiviers et moulangeurs, mulons et jagottes, mêles et castilles…

Régularité des travaux saisonniers, résistance des hommes et des bêtes, lenteur des déplacements, robustesse des objets, solidité des vêtements, longévité des enracinements, permanence des couples, profondeur des croyances, omnipotence des prêtres et des châtelains… Autant de marqueurs d’une époque où il fallait aussi se battre avec les rigueurs du climat, la pesanteur des superstitions, la lourdeur des plats, l’âcreté des piquettes, la menace de maladies sans remèdes, et l’enfermement définitif dans un horizon conjugal parfois déserté par l’amour. C’est de cette civilisation que descend en droite ligne la génération du baby-boom à laquelle j’appartiens. Nous y rattachent encore pour quelques années les parents qui nous restent et le dernier carré silencieux et désormais très âgé des maisons de retraite dont les « résidents » apprirent à lire à la bougie.
Ils furent à la fois les enfants des poilus de 14, les vaincus de 40 et les conquérants des trente glorieuses. Ils savaient dresser les bœufs et en tirer toute la puissance, attachaient de l’importance à la rectitude d’un sillon comme à celle d’une vie. Le samedi, ils coupaient pour le dimanche la provende des vaches… Pas question de travailler le jour du Seigneur ! Celle-ci redoutait de s’abîmer la vue à la lumière des premières lampes électriques ; celui-là maudissait le tracteur et tournait en dérision la moissonneuse-batteuse. Ils ne plantaient pas de couteau dans un pain sans y faire une croix, et les miettes recueillies sur la table iraient dans la soupe du soir.
Prospéraient en même temps les avant-gardes et les francs tireurs qui accueillirent avec enthousiasme les bienfaits de la modernité : la fée électricité, le moteur Bernard, la pompe Japy et le tracteur Ferguson qui allaient introduire de la puissance, de la fluidité et du rendement. La machine soulageait la peine des hommes mais elle vidait aussi villages et campagnes, et, mine de rien, en deux générations, vous faisait passer du vieux monde au nouveau . Il fallut moins de bras dans les champs et plus à l’usine et dans les bureaux. Le palmarès des familles nombreuses devint plus clairsemé. On devenait « moderne », à marche forcée.
La lessive du lundi quitta la lessiveuse et la brouette des lavandières pour sauter dans le tambour de la mère Denis. On rasa les talus et on dessoucha les trognes ! Arrivait le remembrement et la moissonneuse batteuse, avant l’ensilage et la stabulation libre. L’air lui-même améliorait ses performances : il ne se contentait plus d’irriguer vos poumons ou de porter les effluves des lilas, des glycines ou des étables, il se chargeait d’ondes et d’énergies invisibles qui abreuvaient de sons et d’images des boîtes auprès desquelles on se rassemblait à heures fixes pour se recueillir devant de nouveaux dieux dont les vestales étaient appelées speakerines. Les jeux mirobolants d’Interville rendirent bien fades ceux des kermesses paroissiales.
Arriva l’heure de la voiture pour tous et de la maison individuelle. On se débarrassa des lits à rouleaux et des tables à rallonge pour les meubles en teck et les cuisines intégrées. On repeignit en noir le brabant ou la roue de charrette pour les installer sur la pelouse comme les icônes d’un monde perdu. Pendant que s’effaçait le réseau millénaire des sentes et des chemins creux, s’étendait celui des quatre voies. Entre deux ZAC constellées de parkings et de hangars remplis d’objets et de marchandises indispensables, s’étaleraient bientôt des champs de céréales vastes comme des aérodromes... Resterait à attendre la pilule, Internet et le téléphone portable.

Pour nous guider parmi les décombres de ce monde, il fallait quatre passeurs : Eugène Charriau, Marie Mellerin, Maurice Landry et Colette Charrier. Eugène né en 1908, Marie en 1911, Maurice et Colette en 1923. Avant de le quitter, Marie et Eugène avaient eu le souci de laisser une trace de leur passage dans le siècle. Marie-Claude, une des filles de Marie Mellerin, me remit ses cahiers, et Daniel, un fils d’Eugène, me prêta ses carnets. Quant à Colette et Maurice, ils ont tenu la plume avec moi et éclairé ma recherche de leurs avis et de leurs conseils, replongeant sans cesse dans leur mémoire vivace, colorée et lucide.

Que cherche-t-on aujourd’hui dans les photos sépia à moitié effacées ou entre les pages jaunies d’un cahier d’école, sinon la source lointaine de notre propre destin ? On trouvera ici des naïvetés et des candeurs, des sagesses et des croyances dépassées, de petits plaisirs qui nous paraîtront bien fades. Ils accompagnèrent pourtant des hommes et des femmes qui surmontèrent le malheur de deux guerres, surent élever et nourrir des familles nombreuses sans l’énergie des machines, affronter les souffrances et les angoisses ordinaires sans le secours de la médecine qui guérit les corps ni celui du divertissement généralisé qui cajole les âmes.
Tél. : 02.40.05.71.16
M. A. G., Saint-Père-en-Retz  Envoyer un message à 'M. M. A. GAUTIER'

 Michel Gautier
Envoyer un message à 'Michel Gautier'


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le samedi, de 8h à 13h

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